Aujourd’hui la rougeole, avec Emilie Javelle

Le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection, et la médecin Émilie Javelle, étudiante en thèse de sciences, répondent aux questions de Yanis Roussel sur la maladie de la rougeole.

La rougeole, maladie infectieuse

En effet, fin avril, on recensait déjà plus de 600 cas de cette maladie infectieuse dans l’Hexagone, d’après Santé Publique France. Didier Raoult explique que l’épidémie est dû à la circulation d’un virus, non seulement en France, mais dans plusieurs endroits du monde. L’intérêt pour cette maladie est renforcée par le fait que les scientifiques avaient parié sur la disparition de cette maladie au cours du XXème siècle. Cela n’a pas eu lieu. Au contraire, le nombre de cas est en train d’augmenter, ce qui est une surprise dans le milieu médical.

Un vaccin efficace

D’après Didier Raoult, la maladie pourrait toucher un moins grand nombre de personnes si plus de gens se vaccinaient.

Emilie Javelle ajoute que les anticorps, contre la rougeole, ne sont pas forcément suffisants pour empêcher la maladie. Elle parle « d’échecs vaccinaux secondaires ». Il s’agit de gens qui ont été vaccinés correctement, mais qui développe quand même la maladie. L’hypothèse serait que les anticorps ne sont pas efficaces contre les génotypes du virus qui circule actuellement. Du moins, pas autant que pouvaient l’être les vaccins auparavant. Il faudrait donc actualiser le vaccin de la rougeole, car les souches seraient devenues résistante à ce vaccin.

L’éradication de la rougeole, une priorité ?

Vers la fin de la vidéo, Yanis Roussel demande à Didier Raoult et Emilie Javelle si l’éradication de la rougeole est une priorité  de santé publique, dans le champ des maladies infectieuses. Le professeur répond qu’à la suite de l’éradication de la variole, cela paraissait un objectif raisonnable. Cependant, avec les moyens actuels et à court terme, cela ne paraît pas aussi simple.

Envisager cela est possible aux yeux du directeur de l’IHU Méditerranée de Marseille. Cependant, il faudrait l’appréhender avec des moyens différents. Premièrement, avec des vaccins changés et adaptés. Ensuite, de ne pas généraliser les cas de rougeole, mais de les cibler.

La stratégie à mettre en place devrait à son avis être plus réfléchie, soumise à une étude plus en profondeur.

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