La lutte de l’IHU de Marseille contre les maladies infectieuses

En 2015, France 3 traitait de la maladie d’Ebola. L’année précédente, la maladie avait causé la mort de 10 000 personnes en Afrique. En Europe, quelques cas suspects ont été détectés. Fort heureusement, la contagion n’a pas eu lieu à l’instar de la grippe aviaire ou de la vache folle les années précédentes. L’IHU Méditerranée Infection de Marseille est aujourd’hui spécialisé dans les maladies infectieuses et maladies tropicales.

Des épidémies de grande ampleur

Mais, qu’elles prennent de l’ampleur ou pas, cela nous montre bien que ce type de grande épidémie n’est pas prévisible.

La ville de Marseille en fit malheureusement l’expérience il y a 300 ans, lors de l’épidémie de la peste. La maladie était arrivée par la mer. Avec son port ouvert sur l’Afrique et l’Orient, la cité phocéenne a développé au fil des années une médecine des voyageurs. Souvent, des voyageurs en provenance de destinations tropicales. La ville abrite aujourd’hui l’un des plus grandes équipes au monde de maladies infectieuses et tropicales.

L’ IHU Méditerranée Infection

La Fondation Méditerranée Infection, entre hôpital et université, rassemble 400 personnes. La majorité sont des étudiants. D’ailleurs sur place, la plupart des cadres sont à la fois médecins, chercheurs scientifique et enseignants. Cette triple casque leur permet d’avoir une approche moderne, dynamique et inventive de la recherche et science médicale.

Didier Raoult, le directeur aventurier

Le professeur Didier Raoult est un médecin, chercheur, et microbiologiste de renom. De son laboratoire sortent chaque années des centaines de publications scientifiques. Elles sont publiées dans les plus grandes revues scientifiques. A lui seul, le directeur en compte plus de 2000.

Didier Raoult mentionne son admiration pour les méthodes de Louis Pasteur. Il dit admirer sa capacité de synthèse, aujourd’hui appelée « recherche intégrative ». Aussi, il évoque les brevets déposés par Pasteur, qui n’avait pas peur de transformer son savoir en produit (en vaccins par exemple). De la même manière, les chercheurs de l’IHU Méditerranée Infection essaient de transformer ce qu’ils savent en produits utiles, qui seront utilisables ultérieurement.

Philippe Brouqui, au service maladies infectieuses

Le Pr Philippe Brouqui est responsable, au sein de l’Hôpital Nord de Marseille, du service des maladies infectieuses et tropicales. Il lutte depuis plusieurs années contre les maladies nosocomiales. Ce sont des infections que l’on attrape sur des lieux de soins (comme les hôpitaux). Ces infections sont à l’origine de plus de 10 000 morts par an en France.

La principale précaution contre ce type de contamination est la désinfection des mains. Des tests ont été mis en place au sein du service du Pr Brouqui : il s’agissait de suivre, grâce à une puce implantée dans les chaussures, les mouvements et allers et venues du corps médical au sein de l’hôpital – et s’ils se lavaient correctement les mains. Les résultats étaient sans appel, après 6 mois de test. Seulement 20 % des soignants (médecins compris) se lavent correctement les mains avant d’approcher un patient.

Grâce à ces résultats, des mesures ont été prises. Celles-ci ont permis d’améliorer l’hygiène du personnel médical. Attention cependant : les risques ne sont pas identiques selon que l’on serve les repas ou que l’on pose un cathéter.

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