La résistance aux antibiotiques, un réel fléau ?

Parmi les jeudis de l’ IHU Méditerranée à Marseille, on retrouve un sujet phare de la recherche scientifique : les antibiotiques. Et plutôt, la résistance aux antibiotiques. Le Pr Didier Raoult se penche sur le sujet.

D’où viennent les antibiotiques

Didier Raoult commence par rassurer le public de la conférences : l’annonce alarmiste qui voudrait que nous mourrions tous en 2050 n’est pas forcément véridique.

Le directeur de l’IHU Méditerranée commence par remettre les choses en perspectives concernant les antibiotiques. Tout d’abord, d’où viennent-ils ? Les antibiotiques sont naturels. Ils proviennent en grande partie du conflit des microbes entre eux.

L’exemple des probiotiques

Le professeur de l’IHU Méditerranée donne l’exemple des probiotiques. En effet, on les utilise beaucoup pour générer les antibiotiques. A titre d’exemple, Didier Raoult raconte que des probiotiques ont été utilisés en 47 pour faire grossir les animaux.

Pour conclure, Didier Raoult explique que les probiotiques et les antibiotiques sont deux faces de la même chose.

 

L’homme n’a pas inventé les antibiotiques, ceux-ci existaient bien avant l’homme. La résistance aux antibiotiques existait également bien avant l’homme. Aux yeux de Didier Raoult, l’homme s’est greffé à une histoire de manière temporaire.

La résistance aux antibiotiques

La résistance serait même l’inverse, en terme de répartition dans le monde, de la prescription d’antibiotiques. Ce n’est pas du tout en Europe que l’on rencontre le plus de résistance. C’est en réalité dans la zone inter-tropicale humide qu’il y a le plus de résistance, alors que c’est dans la zone tempérée que l’on prescrit le plus d’antibiotiques. La France est l’un des pays où l’on prescrit le plus d’antibiotiques, mais la résistance s’effectue bien plus à l’Est.

Les antibiotiques naturels

Ce qui peut également jouer un rôle sont les antibiotiques naturels. On ne connaît pas la proportion d’antibiotiques naturels par rapport à celle d’antibiotiques industriels. En particulier dans la zone inter tropicale humide, qui est une zone dans laquelle il y a une énorme bio-variabilité dans tous les domaines. Cette bio variabilité existe aussi dans les microbes. Dans un milieu dans lequel il existe une biodiversité et une croissance microbiale plus importante, la sécrétion d’antibiotiques reste totalement inconnue.

 

En France, l’un des pays où l’on prescrit le plus d’antibiotiques au monde, les équipes de l’IHU n’ont pas remarqué de résistance. Elles qualifient même cette résistance de basse.

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