Les recherches en paleomicrobiologie à IHU méditerranée

Regroupant à la fois la microbiologie, la paleopathologie et l’archéologie, la paleomicrobiologie est une branche scientifique qui fait l’étude des grandes pandémies du passé. En tant qu’établissement de référence en ce qui concerne les maladies infectieuses dans le monde, IHU méditerranée fait de la paleomicrobiologie une de ses priorités. À cet effet, elle met à son attention ses équipes de recherche, mais aussi son système de surveillance épidémiologique.

La surveillance épidémiologique

Didier Raoult
La surveillance épidémiologique

L’une des principales missions d’IHU méditerranée, c’est de prévenir les maladies infectieuses. À cet effet, elle utilise entre autres moyens la surveillance épidémiologique. Pour réussir cette surveillance, cette institution s’est entourée d’une équipe de statisticiens ainsi que d’outils informatiques appropriés. Ces outils lui permettent de suivre en temps réel l’évolution des prélèvements effectués par les laboratoires. Ils lui permettent de voir également le nombre de patients qui suivent une consultation, tout ceci par catégorie de maladies. La surveillance épidémiologique passe également par la connaissance du nombre de microorganismes qui sont diagnostiqués en laboratoires. Ceci permet de prendre connaissance de leur résistance ainsi que leur évolution. Plus loin encore, Méditerranée Infection fait également usage d’un dispositif lui permettant de connaître l’évolution des pathologies infectieuses et tropicales qui sont ramenées sur le continent européen par le biais des personnes venant d’autres continents. Ce dispositif porte le nom d’EuroTravNet. La mobilisation de tous ces moyens humains et techniques lui permet ainsi de prévenir de nombreuses pathologies.

Les équipes de recherche de l’IHU

Cet établissement hospitalier compte de nombreuses équipes de recherche qui se penchent sur des questions de la microbiologie, y compris celles de la paleomicrobiologie. En plus de ces équipes, on trouve également le projet GIRAFE et le projet REMEDIER, qui travaillent également sur les mêmes questions.

La première équipe est dirigée par Didier Raoult. C’est celle des Rickettsies. En partenariat avec le Centre National de Référence pour les Rickettsies, cette équipe a élargi son champ d’activités jusqu’aux pathogènes émergents. Elle est en charge du développement de cinq projets. Le premier projet porte sur le Centra National des Rickettsies et les zoonoses. C’est la part thérapeutique de ces zoonoses qui constituera le deuxième projet de l’équipe. Pour ce qui est du troisième projet, il porte sur la maladie de Whipple, maladie pour laquelle Méditerranée Infection détient le leadership mondial. La suite des recherches sur certains aspects des maladies infectieuses constitue le cinquième projet. Celui-ci s’attarde sur les causes de ces infections ainsi que les stratégies de management qui leur sont appliquées. Le cinquième et dernier projet dirigé par cette équipe porte sur les microorganismes du tube digestif sur le continent africain. À cet effet, l’URMITE travaille avec l’IRD du Sénégal. La gestion de chacun de ces cinq projets se réalise par étapes.

La deuxième équipe de recherche, travaillant également sur des questions de paleomicrobiologie à l’IHU méditerranée, est dirigée par le Professeur Michel Drancourt qui est accompagné par quatre autres chercheurs. Cette équipe a pour objectif de développer de nouvelles approches pour la détection des pathogènes. La troisième équipe est composée de onze chercheurs à la tête desquels se trouve Eric Ghigo. Cette équipe a pour projet d’analyser la réponse apportée par chaque genre aux attaques des agents infectieux. Cette équipe compte travailler sur plusieurs autres projets portant toujours sur les agents infectieux. La quatrième équipe, dirigée par Bernard La Scola, se penche sur quatre projets qui portent tous sur les nouveaux virus qui se développent dans l’environnement et le monde alimentaire. Huit chercheurs composent la cinquième équipe, qui est dirigée par Philippe Parola. Il existe d’autres équipes qui mènent également des projets portant sur des aspects de la paleomicrobiologie.